Fisker Karma

En 2007, après quelques passages chez BMW, Ford et Aston Martin, Dane Henrik Fisker s’est associé à Bernhard Koehler pour fonder Fisker Automotive en Californie. En 2011, la compagnie a dévoilé la Fisker Karma, la première berline électrique à l’autonomie renforcée. Ses responsables marketing la décrivent comme « l‘expression audacieuse du luxe, sans compromission ». La Karma peut rouler pendant 80 kilomètres juste avec ses deux moteurs à batterie (150 chevaux), et parcourir jusqu’à 480 kilomètres en utilisant le moteur à essence. Celui-ci n’actionne pas les roues, mais un chargeur de 3,3 kilowattheures branché sur les batteries au lithium. Les conducteurs qui voudront voyager davantage devront trouver un endroit où connecter la prise de 120 volts de la voiture. L’avantage de la puissance électrique, c’est le couple prodigieux qu’elle développe (1 300 newton-mètres), bien que ses performances chiffrées relativement modestes rappellent ce qu’elle est vraiment : une berline de luxe de 5 300 kilos avec des ambitions écolo.




La Karma dispose de certaines caractéristiques techniques inhabituelles : un panneau solaire sur le toit pour alimenter l’air conditionné, une finition en bois recyclé, et des roues en alliage de 56 centimètres. Malgré l’important emprunt américain, la Karma vient seulement à 50 % des États-Unis : elle est assemblée en Finlande, dans une usine plus habituée aux Saab. La voiture a été designée « berline de l’année» et «meilleur design de l’année» par les magazines Top Gear et Automobile, et figure dans la liste des « 50 meilleures inventions de l’année 2011 » de Times Magazine. Les acteurs Ashton Kutcher et Leonardo DiCaprio ont été parmi ses premiers acheteurs. Pour que les ambitieuses prévisions de Fisker se concrétisent, il faut maintenant que la société trouve 14 998 autres clients ayant 100 000 dollars à dépenser dans ce bijou vert.

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