Ferrari Boxer

Le temps que vous arriviez au bout de cette phrase, la Boxer de Ferrari a eu le temps d’atteindre la vitesse de 100 km/h. Et c’est ce genre de performances qui explique comment un constructeur tel que Ferrari parvient encore et toujours à garder sa position dominante : en rebondissant sans cesse, en se renouvelant en permanence, et en concevant des véhicules aussi puissants et époustouflants que la Boxer. Pour la petite histoire, Ferrari était quelque peu sur le déclin avant d’investir dans la Boxer. La méfiance qu’éprouvait Enzo Ferrari envers les voitures à moteur central avait en effet fait perdre à la marque son caractère compétitif. Il est vrai que placer le moteur plus près du centre compliquait la tâche des conducteurs, qui devaient s’habituer à une nouvelle répartition de la masse, mais Enzo a finalement accepté de tenter l’expérience sur la Boxer. Et bien lui en a pris. Le premier modèle était la 365 GT4/BB, exposée au Salon de l’automobile de Turin dès 1971.




Toutefois, deux ans se sont écoulés avant qu’elle ne soit proposée au public lors du salon de Paris en 1973. Seuls 387 modèles ont été construits, un assortiment de conduites à droite et à gauche entièrement destiné au marché européen. Ce n’est que récemment que certains de ces modèles ont rejoint les Etats-Unis. Ferrari n’était pas habituée à construire des modèles à moteur central et elle a tenté d’innover en installant la boîte de vitesses sous le moteur, ce dernier étant placé longitudinalement plutôt que transversalement. Malheureusement, la Boxer était difficile à manier et a été un échec sur les circuits de course, ce qui n’a pas aidé à la vendre. Améliorée en 1976 et baptisée 512 BB, la Boxer a été produite jusqu’en 1984, mais n’a pour autant jamais eu le succès que méritaient sa silhouette et ses caractéristiques techniques.

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